Véhicules industriels et urbains : la formation initiale et l’emploi en mutation

On estime aujourd’hui que la Filière est à la recherche de près de 40 000 emplois, à pourvoir immédiatement. Transport, Industrie, Services, de la production à l’exploitation, tous les secteurs se plaignent de la tension sur l’emploi et des problèmes de gestion de compétences.
En marge des cursus initiaux, comment les professionnels s’organisent-ils pour obtenir de la main d’oeuvre, et surtout la plus qualifiée possible ?

Formation et emploi comptent parmi les défis les plus importants de nos métiers. Les professionnels l’ont bien compris et mettent en place de nombreux dispositifs pour y répondre.

 

UNE FILIÈRE EN TENSION SUR L’EMPLOI

La Filière des Véhicules Industriel et Urbain est pourvoyeuse d’emplois. À ce titre, elle cherche à susciter des vocations. Si l’on tient compte des secteurs du transport routier de marchandises, de la construction industrielle et de la réparation
des véhicules industriels, la Filière emploie environ 550 000 salariés. Le transport routier affiche les plus gros besoins de main d’oeuvre. 420 000 salariés y sont employés dans 37 200 entreprises, dont 90% comptent moins de 10 salariés. Les
effectifs ont progressé de 3,4% ces cinq dernières années. 95% des salariés disposent de contrat de travail en CDI (contre 88% en moyenne nationale). Il s’agit d’une population jeune, puisque dans le TRM, 54% des salariés ont moins de 40
ans. Tous les conducteurs routiers professionnels suivent une formation professionnelle
en plus du permis de conduire.
En marge des entreprises du transport routier, vient la vente et réparation des véhicules industriels, qui occupe 24 170 salariés, d’un âge moyen de 39 ans, pour entretenir un parc estimé de 400 000 poids lourds (hors utilitaires légers). La carrosserie industrielle, maillon essentiel et complémentaire des deux précédents représente pour sa part 1 000 entreprises. La majorité des entreprises recrutent et ont parfois des difficultés à compléter leurs effectifs. Actuellement, on parle
d’au moins 40 000 emplois disponibles immédiatement. De ce fait, chaque entreprise met en place sa propre stratégie, tandis que les organisations professionnelles proposent des accompagnements sur ce sujet clé. 

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LES FORMATIONS DIPLÔMANTES DE LA CARROSSERIE INDUSTRIELLE

Avec le Brevet de technicien supérieur Conception et réalisation de carrosseries, en 2 ans, le professionnel intervient à tous les niveaux depuis la conception jusqu’à la livraison (conception, organisation de la fabrication, réalisation, assemblage et contrôle, homologation) des véhicules. C’est un spécialiste de la conception, de la réalisation et de la transformation des carrosseries, des châssis et des aménagements extérieurs et intérieurs des véhicules. Il est chargé de l’optimisation et du contrôle des fabrications. Il est amené à travailler dans un bureau d’études, au bureau des méthodes, à la fabrication ou au contrôle qualité. Le cursus est de 2 ans.
Le Bac Professionnel Construction des carrosseries, en 3 ans, permet de devenir technicien d’atelier. Son activité consiste, au sein de l’équipe de construction, à participer à tous les niveaux de conception allant de la préparation, à la réalisation et au contrôle de la production.
Au terme de trois ans de formation, vous maitrisez la transformation, l’agencement, l’analyse du produit, la conception, la maintenance des stocks, la gestion du matériel. 
Enfin, le CAP Construction des carrosseries, en 2 ans, donne la possibilité d’intégrer une entreprise en tant qu’opérateur et ainsi participer à la construction ou à la transformation des châssis et des carrosseries. Il sera associé au montage des trains roulants, des équipements, des accessoires et à leur raccordement.
Au-delà, la formation permanente permet à chacun d’intégrer les nouvelles technologies de plus en plus présentes.