Nouveaux modes de transport, quels impacts et conséquences ?

Bien qu’éprouvés de longue date, les transports par route, air, mer ou fer peinent à allier volume de fret ou de voyageurs en hausse et réduction de la pollution atmosphérique. Le transport propre devient alors un enjeu majeur qui, associé à la croissance fulgurante des technologies, aboutit à de nouvelles solutions plus écologiques ou alternatives : drones, robots livreurs, deux roues électriques, navettes de fret autonomes, tramways, Hyperloop…

Parce que les modes de transport traditionnels ne suffisent plus, de nouvelles solutions laissent entrevoir l’avenir de la logistique mondiale

Quelles propositions pour la transition écologique du transport ?

La majorité des solutions alternatives repose sur une alimentation électrique non génératrice d’émissions polluantes, mais avec des autonomies limitées, qui réduisent les distances par rapport aux modes de transport traditionnels. Le drone par exemple, s’affranchit des contraintes routières et permet de livrer de petits colis dans les zones diff iciles d’accès, sur de petites distances.
De nombreux projets et prototypes ont abouti à des vols réguliers, notamment chez DHL ou amazon. En chine, par exemple, DHL express a lancé en mai dernier un service de livraison urbaine par drone depuis son centre logistique de la ville de Guangzhou, permettant de transporter des colis de 5 Kg sur une distance moyenne de 8 km. En Europe, Mercedes travaille à l’intégration d’un drone ou d’un robot livreur dans son concept futuriste Vision Van. De leur côté, les robots autonomes pourraient aider le livreur dans la manutention de colis lourds ou même remplir automatiquement des consignes connectées, par exemple. 
On citera également le développement de modes de livraison écologiques à vélo, scooter électrique, qui, s’ils restent encore anecdotiques à l’échelle mondiale, concurrencent néanmoins certaines activités de livraison de détail ou de produits alimentaires.

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Métro fret et Hyperloop

D’autres modes innovants sont à l’étude, notamment par Siemens, qui envisage d’intégrer une fonction de fret urbain dans un métro 100 % automatique pour des applications de petites messageries, e-commerce ou de produits frais. L’objectif
consiste à associer le transport de voyageurs et de colis via l’intégration de conteneurs robotisés permettant de charger-décharger en quelques dizaines de secondes.
L’avenir est peut-être aussi celui des capsules de transport, à l’image du projet Hyperloop qui creuse son chemin. Lancé en 2013, ce train à sustentation magnétique se place en alternative au transport aérien, permettant le transport décarboné de personnes et de marchandises à une vitesse théorique d 1200 km/h. L’Hyperloop est toujours en chantier et nécessite d’importants investissements, mais l’entreprise Hyperloop Transportation Technologies a présenté début juin à la commission européenne le premier ensemble de réglementations pour le projet. Cette série de directives, élaborée en collaboration avec TÜV SÜD, s’appuie sur les principaux besoins en matière de sécurité développés et présentés par HyperloopTT. Il s’agit d’une première étape essentielle pour lancer le processus de réglementation des systèmes Hyperloop par l’Union Européenne.