Les nouveaux enjeux de la logistique et leurs répercussions sur la filière transport

Impactée par le e-commerce, par le besoin d’accélération des flux, par des enjeux environnementaux et réglementaires…, la logistique se réinvente sans cesse pour mieux digitaliser les process, renforcer la traçabilité et réduire la pollution. En outre, dans un contexte de pénurie de personnels et face à un besoin de main d’oeuvre de plus en plus qualifiée, les entreprises cherchent à automatiser ou robotiser un grand nombre de tâches autrefois manuelles.

Du site de production au consommateur final, en passant par les transporteurs ou organisateurs de transport, chaque maillon de la supply chain mène une course permanente à l’optimisation.

E-COMMERCE ET DIGITALISATION

En France, 88% des e-acheteurs se font livrer leurs colis à domicile ou sur leur lieu de travail, 86% en point relais, 38% en magasin (Fevad, 2018)... 

L’enjeu complexe consiste donc à diversifier les options de livraison pour satisfaire l’internaute et accélérer les délais. L’omnicanal devient légion, et le rapprochement entre les entrepôts et les clients finaux constitue lui aussi un mal nécessaire. Tout cela en améliorant la politique RSE, par exemple avec des véhicules propres et moins bruyants. 
Les géants de l’express et du colis investissent fortement dans de nouveaux modes de livraisons par drone, robots ou autres véhicules propres, pour que les e-commerçants soient capables de proposer des services de livraison en 30 minutes, modifiables au dernier moment. La flexibilité est à ce prix. De plus, le consommateur s’est aussi habitué à suivre son colis depuis le moment de l’achat jusqu’à la livraison. Les entreprises de la supply chain doivent donc interconnecter leurs systèmes d’informations.
Le Web et les API (Application Programming Interface) remplacent ainsi l’EDI (Echange de données informatisées) pour les commandes de transport et permettent aux prestataires logistiques d’accéder directement aux flux des e-commerçants. L’entrepôt aussi se modernise, s’automatise, se connecte à des applications tierces de gestion des quais et des entrées/sorties sur site, que les transporteurs doivent apprendre à maîtriser, pour offrir la traçabilité requise.

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NÉCESSAIRE TRAÇABILITÉ

Les transporteurs ont également peu de choix face aux attentes de traçabilité, notamment des filières agroalimentaires, pharmaceutiques ou de produits de luxe, qui obligent à s’équiper en technologies de Track&Trace via le Cloud. Il faut être capable de transmettre l’information, de manière fiable et sécurisée, presque en temps réel, pour adresser aujourd’hui ces types de marchés. En attendant la création de standards ou de connecteurs entre ces systèmes hétérogènes, les transporteurs jonglent entre différentes applications mobiles que les conducteurs doivent maitriser pour gérer leur mission mais aussi remonter en temps réel chaque étape et les documents administratifs correspondants.
A la clé : des gains de productivité et financiers dus à la réduction des délais de paiement mais aussi de nouvelles contraintes de modernisation et d’acceptation des salariés. Car, via la traçabilité renforcée par la connectivité des chaînes logistiques et la digitalisation, ce sont, avec le fret, les Hommes, les opérations et les éléments de facturation qui sont en permanence suivis. La transparence devient le maître-mot, avec ses conséquences positives pour le consommateur final mais aussi un très fort impact sur un secteur enclin à l’opacité. Une chose est certaine, la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et la digitalisation seront des clés de compétitivité pour satisfaire aux grands enjeux logistiques de demain.