De la connectivité à l'automatisation des véhicules, l'innovation pilotée par les données

Malgré les investissements massifs, la délégation de conduite totale reste l’objectif affiché de l’ensemble de l’industrie poids-lourds.
Pour y parvenir, la phase actuelle indispensable de connectivité des véhicules permet de récolter la data dont l’analyse doit ensuite faciliter les développements des véhicules de plus en plus autonomes.

L’autonomie des véhicules fait appel à des technologies complexes, mais également à l’analyse de scénarios multiples, justifiant la collecte d’un maximum de données

Les véhicules autonomes sont encore majoritairement destinés à des usages hors routes (mines, ports, aéroports, zones logistiques…) ou des voies dédiées sur autoroute. En effet, il reste un certain nombre d’aspects techniques, sécuritaires et sociaux à régler avant d’autoriser une libre circulation de ces véhicules sur tous types de voiries.

C’est justement l’enjeu des tests en cours chez les constructeurs et les équipementiers sur le flux de Data issus des camions connectés. Leur analyse doit permettre d’anticiper et de résoudre toutes les problématiques liées à la délégation de conduite, comme le fait d’adapter la conduite à l’environnement routier immédiat ou aux données techniques du véhicule.

D’autre part, des infrastructures et des systèmes informatiques adaptés doivent être mis en place afin d’assurer une bonne communication entre les camions, les infrastructures et la totalité de l’environnement routier (feux, marquages, autres véhicules…) et surtout une bonne interprétation des informations échangées.

Au total, une dizaine d’années d’études et de travail devrait être nécessaire avant de voir des poids-lourds sans chauffeur sillonner les autoroutes sur de longues distances.

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Niveaux d'autonomie selon la norme SAE International 2014 

  • NIVEAU 0 - Seul le conducteur humain opère le véhicule sans aucune aide
  • NIVEAU 1 - Le système automatisé assiste de temps en temps le conducteur dans certaines tâches de conduite (régulateur de vitesse adaptatif, etc.)
  • NIVEAU 2 - Le système automatisé peut exécuter seul certaines tâches sous le contrôle du conducteur (alerte franchissement de ligne, park assist, etc.)
  • NIVEAU 3 - Le système peut exécuter seul certaines tâches et assurer le contrôle de son environnement. Néanmoins, le conducteur doit être en mesure de reprendre le contrôle à tout moment
  • NIVEAU 4 - Le système automatisé peut réaliser certaines actions et assurer le contrôle de son environnement sans que le conducteur humain n’ait à reprendre le contrôle du véhicule : conduite autonome complète à la demande, sur une zone spécifique (autoroute, etc.)
  • NIVEAU 5 - Le système automatisé peut effectuer toutes les tâches dans n’importe quelles circonstances que l’humain peut normalement réaliser : conduite exclusivement autonome