Industrie 4.0 : l'ère de la data pour relancer la compétitivité des entreprises

La digitalisation est devenue un levier majeur pour accroître la productivité et la compétitivité, qu’il s’agisse de la conception d’un produit ou de celle d’une ligne de production. Elle impose de nouvelles façons de travailler et de nouvelles compétences. Face à cet enjeu, l’industrie du transport et de la logistique se modernise et adopte le Big Data, l’internet des objets, la robotique, l’impression 3D ou la virtualisation... 

SOLUTRANS, salon international des solutions de transport routier et urbain (21 au 25 novembre 2017 – Lyon Eurexpo) sera un moment clé pour mieux comprendre, décrypter, décoder… les enjeux de la transformation digitale, incontournable aujourd’hui pour préserver et/ou relancer la compétitivité des entreprises.

Tous secteurs confondus, l’industrie connaît une profonde mutation

L’ère actuelle est clairement celle des nouvelles technologies. Elles se déploient au cœur de l’outil de production des entreprises et se retrouvent à tous les maillons de la supply-chain. L’industrie 4.0, en référence à la connectivité et à la digitalisation, et l’usine du futur, téléguidée par la robotique, l’intelligence artificielle prédictive, la réalité virtuelle, sont ainsi au cœur des débats.

Derrière le concept, les technologies sont bien présentes et promettent de révolutionner les process industriels et la chaine de distribution internationale. Ainsi, les grandes industries (aéronautique, automobile, nucléaire, électronique) adoptent toutes de nouvelles technologies autour de trois grands axes de développement : l’amélioration de la rentabilité, la réduction de l’empreinte carbone et l’amélioration continue du service client. Le phénomène est global et poussé par les instances gouvernementales au nom de l’amélioration de la compétitivité des entreprises. Naturellement, le véhicule industriel et la carrosserie sont pleinement concernés.

En France, le gouvernement a lancé, en 2014, trente-quatre plans pour redynamiser le secteur de l’industrie dont le plan "usine du futur" qui vise à inscrire les PME françaises dans cette industrie 4.0. Il s’agit d’aider les entreprises à se digitaliser et à digitaliser leur chaîne logistique, à intégrer les technologies web, mobiles, les objets connectés ou l’analyse prédictive à leur quotidien. Il est également question de robotiser la production et la manutention et d’automatiser la gestion, le contrôle et la maintenance à distance des équipements. Aux enjeux économiques de cette industrie 4.0 s’ajoutent les impératifs environnementaux et d’amélioration de la traçabilité des marchandises dans un contexte de méfiance des consommateurs.

Dans ce cadre, l’entrepôt et le transport du futur se veulent "green" et cherchent à améliorer leur efficacité énergétique de la fabrication jusqu’à la livraison finale. Cela se traduit concrètement par des robots de production qui s’éteignent lorsqu’ils ne sont pas utilisés, des solutions de transport alternatives, des véhicules électriques ou au gaz ou, l’impression 3D ou l’optimisation des circuits logistiques et des tournées…

Impression 3D, robotique, réalité virtuelle...tout sur l'industrie 4.0 dans l'usine du futur et ses chiffres-clés dans notre fiche complète !

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Quelques exemples

Bosch trace les chariots

Après avoir travaillé sur des solutions RFID pour fluidifier le transport de marchandises dans ses usines, le groupe Bosch Electroménager installe des capteurs Zenoway, développée par la startup Zeno Track, sur les véhicules roulants de son entrepôt allemand. La solution localise les chariots élévateurs et la marchandise qu’elle soit à l’intérieur ou l’extérieur du site à l’aide de caméras, GPS, scanners laser, radios ainsi que des capteurs de mouvement et de pression installés sur les chariots. Bosch optimise ainsi les trajets dans l’entrepôt, évite les collisions, optimise l’usage des véhicules et contrôle l’entreposage des marchandises.

Daimler se rapproche des startups

Daimler a fondé une plateforme pour promouvoir les startups actives dans les domaines de la mobilité et de l’industrie 4.0, baptisée « Startup Autobahn ». Porsche, ZF, Hewlett Packard, BASF et le groupe électronique japonais Murata sont partenaires du constructeur. La plateforme a sélectionné une douzaine de startups sur les 300 qui s’étaient initialement présentées pour faire partie de ce programme. Elles sont spécialisées dans l'Internet des objets, l'intelligence artificielle, la réalité virtuelle et augmentée, les services de localisation, la cybersécurité ou encore l'analyse prédictive. A partir de mai 2017, leurs technologies seront progressivement intégrées aux véhicules Mercedes-Benz et aux produits des partenaires.

Renault Trucks imprime le métal

Renault Trucks travaille sur l’impression 3D métal, un procédé de fabrication additive qui permet d’accroître les performances des moteurs. Un prototype DTI 5 à quatre cylindres Euro-6 step C a été conçu en utilisant exclusivement l’impression 3D. Le procédé a permis de diminuer de 25 %, soit 120 kg, le poids du moteur et des tests sur banc durant 600 heures confirment la fiabilité des pièces. L’impression par ajout de matière métallique apporte une rupture technologique en permettant de d’optimiser le dimensionnement des pièces et de réduire le nombre d’opérations d’assemblage et de composants. Le nombre d’éléments du moteur DTI 5 a été réduit de 25 %, soit 200 pièces en moins. A la clé une consommation carburant et CO2 réduite et un coût d’exploitation du véhicule optimisé.

L'usine du futur à l'honneur sur SOLUTRANS 2017 :

  • Une animation sur le stand de la FFC, tout au long du salon, permettra de comprendre concrètement les enjeux de la digitalisation grâce à une démonstration de réalité virtuelle et d'impression 3D.
  • Des conférences animées par la société Immersion, partenaire du salon, se dérouleront tous les jours de 10 h à 10 h 45, sur le Centre de conférences Nobert Detoux.
  • L'espace formation sera placé sous le thème des nouvelles technologies. Conçu et animé par la FFC et de nombreux partenaires (l'AFTRAL, le CFA de Villeneuve la Garenne, le GARAC, les Compagnons du Devoir, le Rectorat de Lyon, la Sécurité Routière, la société Immersion), il permettra de découvrir les métiers et les formations existantes, en particulier autour des nouvelles technologies (robotique, numérique, réalité virtuelle…). Et, il offrira une visibilité sur l'ensemble des innovations du secteur.