La formation

Qu’elle soit initiale ou continue, la formation de l’ensemble des corps de métiers de l’industrie du transport s’adapte à la digitalisation pour aider les entreprises à gagner en compétitivité et «redonner le goût» du transport à la génération connectée.

LA FORMATION AU COEUR DE LA MUTATION DU TRANSPORT

Avec potentiellement 540 000 postes à pourvoir sur la période 2012-2022 (sources Pôle Emploi), les secteurs du transport et de la logistique offrent des perspectives d’emploi à une nouvelle génération de travailleurs connectés. Pourtant, le secteur séduit moins qu’autrefois et souffre d’une véritable pénurie de certains métiers : conducteurs, manutentionnaires, techniciens, carrossiers… L’un des enjeux d’avenir de la profession consiste alors à accompagner la nécessaire montée en compétence des salariés du transport, par des formations variées et adaptées à de nouvelles méthodes de travail. On citera parmi les initiatives les plus récentes, le lancement par la FNTR en juin dernier du projet Tremplin (Transport Routier Emploi Innovation) en faveur de l’emploi, du recrutement et de l’attractivité dans le transport, qui entend mobiliser et mettre en synergie l’ensemble de la Profession, organismes professionnels (l’AFT, l’OPCA Transports et Services), entreprises et pouvoirs publics.

Après une analyse des besoins des entreprises par bassins d’emploi, une vaste campagne de recrutement est prévue avec Pôle Emploi et les organismes de formation notamment via les réseaux sociaux, pour mieux informer les jeunes. Ils sont en effet une cible privilégiée des employeurs au regard de leur acceptation naturelle des outils digitaux et de l’apprentissage qu’ils en font via des cursus scolaires de plus en plus complets en formation initiale. Mais l’apprentissage est également continu et permet aux salariés de franchir le cap de la digitalisation, qui impose de nouveaux outils numériques, de nouvelles méthodes de travail plus collaboratives mais aussi de nouvelles responsabilités.

LA FORMATION INITIALE SE MODERNISE

Malgré les besoins des entreprises, la formation initiale peine souvent à recruter de futurs diplômés. Ce qui apparaît paradoxal face aux perspectives d’emplois favorables et au taux d’embauche relativement bon en sortie d’école.
Selon l’enquête annuelle réalisée conjointement par AFT et l’Institut Pédagogique du Transport (IPTL) sur l’avenir des diplômés après un enseignement Transport et Logistique, 66 % des jeunes sortants sont en emploi ou en recherche d’emploi, 28 % ont fait le choix de s’orienter vers une poursuite d’études à temps plein (ou redoublent) et 6 % se déclarent inactifs. Le transport offre donc aux jeunes un bon niveau d’insertion mais souffre -à tort- d’une image négative. En effet, la pénibilité du métier s’est considérablement réduite et l’on demande aujourd’hui toujours plus de compétences techniques et moins d’efforts physiques à tous les postes de l’entreprise. A ce titre, la gestion moderne du transport implique la maîtrise, ou du moins de bonnes bases, en matière d’outils informatiques et mobiles, mais la technicité des récents véhicules et leur connectivité les rend plus faciles à conduire même s’ils nécessitent également de nouvelles compétences. Dans l’entrepôt, les manutentionnaires, après la maîtrise des terminaux d’identification des marchandises et des outils de Picking, doivent apprendre à travailler avec des robots ou sur des chaînes automatisées intelligentes. Tandis que les managers sont rompus à l’utilisation de systèmes d’analyse des performances en temps réel qui, après l’exécution du transport et de la logistique, permettent d’optimiser les process en cours et d’établir différents scénarios et stratégies afin d’optimiser la rentabilité.

Les organismes de formation ont su s’adapter à toutes ces évolutions des métiers et aux nouvelles attentes des transporteurs avec des cursus de plus en plus complets, laissant une part croissante aux cours de management collaboratif, à l’informatique ou à la simulation virtuelle. AFT, Promotrans, le Greta, l’Aftral, RFT ou de nombreux CFA automobile proposent par exemple des séances de formation de conduite sur simulateur 3D ou des «serious game» utilisant la modélisation 3D pour simuler une manoeuvre, une opération à quai ou pourquoi pas une réparation. Elles viennent compléter les formations en situation réelle qui s’adaptent elles aussi aux évolutions techniques notamment des dernières générations de véhicules. Le centre de formation Promotrans de Gonesse (95) s’est, par exemple, fait livrer un Mercedes Atego 1223 Euro 6 toutes options, pour former les futurs conducteurs aux nouvelles technologies embarquées dès la rentrée 2017/2018.

Mieux former, formation continue, auto-formation, quels métiers... tout sur la formation et ses chiffres-clés dans notre fiche complète !

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La formation à l'honneur sur SOLUTRANS à travers un espace dédié :

Conçu et animé par la FFC et de nombreux partenaires (l’AFTRAL, le CFA de Villeneuve-la-Garenne, le GARAC, les Compagnons du Devoir, le Rectorat de Lyon, la Sécurité Routière, la société Immersion), l’Espace Formation sera placé sous le thème des nouvelles technologies. Véritable source d’information sur les opportunités et les perspectives de carrières offertes par la filière, cet espace accueillera des collèges et des jeunes en cours d’orientation, des élèves et des apprentis du secteur, des professionnels ainsi que des familles.

Il permettra à certains de découvrir les métiers et les formations existants, en particulier autour des nouvelles technologies (robotique, numérique, réalité virtuelle…), à d’autres de renforcer leurs savoirs à travers des échanges enrichissants et de bénéficier d’éléments sur les formations continues existantes. Et, il offrira une visibilité sur l’ensemble des innovations du secteur.